Imaginez que le service d’accompagnement d’une université veuille répondre aux étudiants qui écrivent tard le soir, seuls face à une question de foi, d’orientation ou de détresse morale. Les aumôniers ne sont pas toujours disponibles. Un responsable propose alors un assistant fondé sur l’intelligence artificielle (IA), capable de répondre en quelques secondes.
L’idée semble pratique. Mais si l’outil cite mal un texte biblique, minimise une souffrance ou collecte une confidence intime, qui répond ? Pour l’École de Théologie, la question n’est pas de rejeter l’outil, mais de savoir où arrêter la délégation.
C’est quoi, concrètement ?
Concrètement, de plus en plus de croyants posent à des logiciels de conversation des questions bibliques, morales ou pastorales. L’outil reçoit une demande, repère des mots clés, s’appuie sur des textes disponibles et produit une réponse qui paraît cohérente. Cela peut aider à préparer une étude, résumer un article, comparer des traductions ou trouver des pistes de discussion. Le point sensible apparaît quand la réponse touche à la foi, au deuil, à la culpabilité, à la maladie ou à une décision de vie. Une IA ne prie pas avec une personne, ne porte pas la responsabilité d’un conseil et ne connaît pas toujours le contexte. Bien utilisée, elle reste un assistant, pas un pasteur numérique.
Cas concret : que faire et que ne pas faire
Les questions à se poser avant d’agir
L’IA prépare-t-elle le travail, ou commence-t-elle à remplacer la relation pastorale ?
Qui relit les réponses bibliques, théologiques ou émotionnellement sensibles avant diffusion ?
La personne sait-elle sans ambiguïté qu’elle échange avec une machine ?