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Comment encadrer l’IA à l’université sans tricher ?

L’IA (intelligence artificielle) générative bouscule les cours et les devoirs. Une méthode simple pour l’encadrer sans affaiblir l’apprentissage. Imaginez qu’une enseignante d’université prépare un cours de didactique. Elle utilise l’IA (intelligence artificielle) pour trouver des exemples, reformuler une consigne et gagner deux heures sur sa semaine. En salle, ses étudiants lui demandent alors : « Avons-nous le droit de l’utiliser…

Imaginez qu’une enseignante d’université prépare un cours de didactique. Elle utilise l’IA (intelligence artificielle) pour trouver des exemples, reformuler une consigne et gagner deux heures sur sa semaine. En salle, ses étudiants lui demandent alors : « Avons-nous le droit de l’utiliser pour le devoir ? » Personne n’a la même réponse.

Dans un autre établissement, une direction veut moderniser les évaluations avec des outils numériques. L’idée paraît séduisante, mais une question bloque tout : quelles données des étudiants seront collectées, stockées ou réutilisées ? Le sujet n’est donc plus seulement d’autoriser ou d’interdire. Il faut encadrer.

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C’est quoi, concrètement ?

L’IA générative désigne des outils capables de produire du texte, des plans, des exercices ou des réponses à partir d’une demande écrite. ChatGPT ou Copilot en sont des exemples connus. En pédagogie, ces outils peuvent aider un enseignant à préparer un support, varier les consignes, créer un cas pratique ou proposer des pistes de remédiation. Le mécanisme reste simple côté utilisateur : on pose une demande, l’outil répond, puis l’humain vérifie, adapte et décide. Le point clé est là. Si l’outil remplace l’effort de l’étudiant ou le jugement de l’enseignant, l’évaluation perd son sens. Bien encadrée, l’IA peut rester un assistant utile, sans devenir le pilote du cours.

Cas concret : que faire et que ne pas faire

Les questions à se poser avant d’agir

  • L’usage de l’IA est-il autorisé, interdit ou encadré dans ce cours précis ?
  • L’étudiant doit-il déclarer quand il l’a utilisée, et pour quelle partie du travail ?
  • L’outil demandé collecte-t-il un nom, une adresse, une copie ou des traces d’apprentissage ?
  • L’évaluation mesure-t-elle encore la compréhension réelle de l’étudiant ?
  • Une alternative existe-t-elle pour les étudiants qui refusent ou ne peuvent pas utiliser l’outil ?
  • Les consignes distinguent-elles brainstorming, correction de langue, plan et rédaction complète ?
  • L’établissement propose-t-il une politique commune, ou chaque enseignant improvise-t-il seul ?

Point de vue UNIVGA

Sources

  1. Privacy Impact Assessments for GenerativeAI Instructional Use, UBC
  2. AI in Higher Education: Saving Instructor Time While Preserving Student Learning, Colorado State University
  3. A.I. In Teaching and Learning, UBC
  4. How UBC Faculty Are Using Generative AI, UBC
  5. Missions, APDPVP Gabon
  6. Faculty Perceptions of Generative AI, UBC

Pour aller plus loin

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