Bois durable : AFi pousse la traçabilité vers la preuve
AFi publie une guidance sur la traçabilité des chaînes bois. Pour les exportateurs africains, le certificat ne suffit plus sans données vérifiables. Le 15 septembre 2026, l’Accountability Framework initiative (AFi) a publié une guidance opérationnelle sur la traçabilité, l’évaluation et le contrôle des chaînes d’approvisionnement agricoles et forestières. Le texte ne crée pas une nouvelle loi ni un logiciel obligatoire. Il propose une méthode…
La Rédaction de La Revue UNIVGA ·
Le 15 septembre 2026, l’Accountability Framework initiative (AFi) a publié une guidance opérationnelle sur la traçabilité, l’évaluation et le contrôle des chaînes d’approvisionnement agricoles et forestières. Le texte ne crée pas une nouvelle loi ni un logiciel obligatoire. Il propose une méthode : cartographier les fournisseurs, organiser une chaîne de contrôle, puis faire circuler des données vérifiables sur l’origine, les risques et la conformité des produits.
L’enjeu professionnel est net pour la filière bois : une entreprise ne peut plus seulement affirmer que son approvisionnement est responsable, elle doit pouvoir le démontrer. À Libreville, un responsable conformité dans une scierie exportatrice doit désormais penser autant dossier de preuve que grume, sciage et facture.
Pour un étudiant en gestion, finance ou logistique, la traçabilité du bois peut se comprendre comme une comptabilité de la matière. Avant, une entreprise pouvait souvent présenter des documents séparés : permis, facture, bon de transport, certificat, rapport d’audit. La logique qui s’impose relie ces pièces entre elles. Chaque lot doit raconter une chaîne cohérente, depuis la concession forestière ou la zone d’approvisionnement jusqu’au produit vendu.
La guidance AFi n’est pas un test et ne lance pas une application unique. Elle décrit une méthode pour savoir quelles données collecter, qui les valide, comment les transmettre et comment repérer les trous dans la preuve. AFi parle de systèmes de contrôle et de transfert d’information. De son côté, le Forest Stewardship Council (FSC) présente FSC Trace comme un outil numérique volontaire de traçabilité, disponible aux détenteurs de certificats, avec des fonctionnalités qui évoluent en 2026. Cette dernière information est une donnée déclarée par FSC.
Cas concret : que faire et que ne pas faire
Les questions à se poser avant d’agir
Quand la preuve de durabilité devient une donnée partagée entre forestier, scierie, négociant, certificateur et acheteur, qui porte réellement la responsabilité de sa qualité ?
Notre système prouve-t-il seulement l’existence d’un certificat, ou relie-t-il chaque lot à des données d’origine et de conformité ?
Quels documents accompagnent chaque lot : permis, concession, essence, date, volume, transport, transformation, vente ?
Les équipes terrain peuvent-elles collecter les données même avec une connexion instable ?
Quelle procédure permet de corriger une incohérence entre volume physique, facture et document de traçabilité ?
Que partageons-nous avec les clients, et quelles informations gardons-nous confidentielles ?
Notre approche combine-t-elle certification, contrôle fournisseur et vérification interne, au lieu de dépendre d’un seul acteur ?
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